La dyscalculie

La dyscalculie

« Pathologie se manifestant par des difficultés persistantes en mathématique »

La dyscalculie vraie

« Forme spécifique de dyscalculie, globale et précoce, touchant la fonction de calcul et l’apprentissage du nombre, non explicable par une déficience intellectuelle, par un déséquilibre affectif, sensoriel ou neurologique ou encore par des causes ou circonstances pédagogiques directes » (selon CAMPOLINI (C.), VAN HÖVELL (V), VANSTEELANDT (A) : « Dictionnaire logopédique : le développement du langage écrit et sa pathologie », Ed.Peeters, 2000, série pédagogique de l’institut de linguistique de Louvain (SPILL)).

On pourrait dès lors distinguer de la dyscalculie vraie :

– la dyscalculie pédagogique, qui résulterait de carences ou d’inadaptations dans les apprentissages scolaires, de méthodes inadaptées, d’absentéisme.

– la dyscalculie psychologique, liée à des déficiences intrinsèques, des blocages, des régressions affectives, des événements perturbants …

La rééducation de la dyscalculie est complexe et dépend de chaque patient. Les difficultés peuvent en effet se situer à de nombreux niveaux, à la fois différents et interdépendants :

– les opérations infra logiques (espace, temps, causalité)
– les opérations logiques (conservation, classification, sériation, combinatoire)
– le comptage
– le dénombrement
– le nombre
– la numération
– les opérations
– les faits arithmétiques
– le vocabulaire mathématique
– les problèmes
– les grandeurs
– l’heure
– l’argent
– …

L’idée générale est toutefois de ne pas aller plus vite que la maturité du cerveau, mais d’aider l’enfant dans la découverte et la construction de sa pensée logico-mathématique.
Le travail dépendra donc des difficultés relevées lors du bilan initial, et se fera sous un regard à la fois cognitiviste et piagétien.

« La théorie piagétienne a ouvert une première porte sur le fonctionnement mental des sujets dyscalculiques. Certaines difficultés mathématiques, liées à un retard de développement des opérations logiques, prenaient sens à la lumière de la théorie piagétienne. Par ailleurs, le diagnostic opératoire permettait de proposer aux enfants dyscalculiques des activités logico-mathématiques susceptibles de les aider à développer leur raisonnement sur les nombres (…) Le développement considérable en psychologie cognitive a donné une nouvelle impulsion à l’étude des troubles du calcul. Les processus mentaux mis en œuvre dans le traitement des nombres et dans les opérations arithmétiques nous sont aujourd’hui mieux connus. » (selon VAN HOUT (A.), MELJAC (C.), FISCHER (J.P.),  « Troubles du calcul et dyscalculies chez l’enfant », éd. Masson, 2005).

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